LMA, le portail de l'actualité automobile

Accueil Accueil       Version imprimable Version imprimable          Partager Partager
nostalgie

01/11/2017

Peugeot 404

La griffe de Pininfarina


par Patrick RENZI

Comme ce fut le cas de la plupart des constructeurs de l’époque, il fallut attendre les années 60 pour que souffle sur l’automobile un certain vent de modernisme qui allait donner à la ligne extérieure, à l’agencement des habitacles, à l’habillage des intérieurs une dimension plus fluide et plus cossue, moins rustique.



Pour Peugeot, c’est le carrossier sorcier Pininfarina qui sonna l’heure de la révolution en dotant le nouveau fer de lance du lion d’une ligne acérée, au design très américain,  rupture totale avec le style de la maison. La 404 fut présentée au public en mai 1960. Animée d’un moteur 9CV de 1618 cm3 extrapolé du quatre cylindres de la 403, elle surplombait son aînée et tirait du même coup le catalogue Peugeot vers le haut. Ce n’était que le début d’une très longue ascension.
Avec cette mécanique évoluée, la 404, forte de ses 72 ch... SAE atteignait 140 km/h en pointe. 45° d’inclinaison sur la droite, vilebrequin et embiellage renforcée, nouvelle culasse à chambres de combustion en forme de calotte sphérique décalée, la fée technologie était passée par là. D’autant que la boîte de vitesses qui le secondait était fière d’afficher ses quatre rapports synchro avec une quatrième en prise directe.
La 404 était une voiture souple et confortable, une rupture avec la plupart des modèles équivalents de ces années mouvantes. Même si le train arrière demeure rigide, le train avant a troqué son ressort transversal pour quatre ressorts hélicoïdaux.
Cette berline qui sera rapidement épaulée par des versions plus abouties, mieux équipées, telles les Super Luxe, sera déclinée sous de nombreuses carrosseries, coupé, familiale et cabriolet et recevront plusieurs mécaniques de plus en plus évoluées. Nous entrons dans l’ère de l’injection et Sochaux se fera un devoir de doter ses modèles de groupes modernes. Cette politique n’a pas pris une ride depuis. Injection donc, mais aussi diesel, puis boîte automatique, montée en cylindrées et en puissance, tout sera bon pour faire évoluer cette berline porte bonheur et magnifiquement réussie.

Un cabriolet 404 transformé pour l’occasion en monoplace récupérera 40 records internationaux sur l’anneau de vitesse de Montlhéry. La mécanique tourne au gasoil, la technologie Indénor n’en est qu’à ses balbutiements.
Je me souviens de la mélodie agréable que laissait échapper les moteurs essence des 404. Une mélodie pure, continue, progressive. Je me souviens d’une carrosserie blanche, de sièges en skaï rouge. Le levier de vitesses au volant se manipulait avec une facilité et une logique déconcertante. Et puis il y avait aussi ce tableau de bord rectangulaire (les compteurs ne sont devenus ronds que bien plus tard...) et ses rappels lumineux de clignotants. Chaque côté avait son témoin. A droite ou à gauche. Les sièges confortables, la banquette arrière n’avait plus la rusticité de sa grande soeur, cette calandre démesurée ressemblant à la gueule d’un squale. Des chromes partout, une ligne d’une rare pureté, une visibilité sans angles morts ou presque, l’habitacle ultra lumineux.

Et puis Peugeot lança la 504. Autre temps! La 404 dut s’effacer peu à peu du catalogue de Sochaux après 15 ans de bons et loyaux services. 1975 sonna le glas de la 404. C’était hier... enfin presque... que le temps passe vite...
Aujourd’hui encore, certains adeptes n’ont rien oublié de la 404. Ils en possèdent une, dans son jus ou parfaitement restaurée, pour que, pendant très longtemps, son histoire continue...

Comme ce fut le cas de la plupart des constructeurs de l’époque, il fallut attendre les années 60 pour que souffle sur l’automobile un certain vent de modernisme qui allait donner à la ligne extérieure, à l’agencement des habitacles, à l’habillage des intérieurs une dimension plus fluide et plus cossue, moins rustique.
Pour Peugeot, c’est le carrossier sorcier Pininfarina qui sonna l’heure de la révolution en dotant le nouveau fer de lance du lion d’une ligne acérée, au design très américain,  rupture totale avec le style de la maison. La 404 fut présentée au public en mai 1960. Animée d’un moteur 9CV de 1618 cm3 extrapolé du quatre cylindres de la 403, elle surplombait son aînée et tirait du même coup le catalogue Peugeot vers le haut. Ce n’était que le début d’une très longue ascension.
Avec cette mécanique évoluée, la 404, forte de ses 72 ch... SAE atteignait 140 km/h en pointe. 45° d’inclinaison sur la droite, vilebrequin et embiellage renforcée, nouvelle culasse à chambres de combustion en forme de calotte sphérique décalée, la fée technologie était passée par là. D’autant que la boîte de vitesses qui le secondait était fière d’afficher ses quatre rapports synchro avec une quatrième en prise directe.
La 404 était une voiture souple et confortable, une rupture avec la plupart des modèles équivalents de ces années mouvantes. Même si le train arrière demeure rigide, le train avant a troqué son ressort transversal pour quatre ressorts hélicoïdaux.

Cette berline qui sera rapidement épaulée par des versions plus abouties, mieux équipées, telles les Super Luxe, sera déclinée sous de nombreuses carrosseries, coupé, familiale et cabriolet et recevront plusieurs mécaniques de plus en plus évoluées. Nous entrons dans l’ère de l’injection et Sochaux se fera un devoir de doter ses modèles de groupes modernes. Cette politique n’a pas pris une ride depuis. Injection donc, mais aussi diesel, puis boîte automatique, montée en cylindrées et en puissance, tout sera bon pour faire évoluer cette berline porte bonheur et magnifiquement réussie.
Un cabriolet 404 transformé pour l’occasion en monoplace récupérera 40 records internationaux sur l’anneau de vitesse de Montlhéry. La mécanique tourne au gasoil, la technologie Indénor n’en est qu’à ses balbutiements.
Je me souviens de la mélodie agréable que laissait échapper les moteurs essence des 404. Une mélodie pure, continue, progressive. Je me souviens d’une carrosserie blanche, de sièges en skaï rouge. Le levier de vitesses au volant se manipulait avec une facilité et une logique déconcertante. Et puis il y avait aussi ce tableau de bord rectangulaire (les compteurs ne sont devenus ronds que bien plus tard...) et ses rappels lumineux de clignotants. Chaque côté avait son témoin. A droite ou à gauche. Les sièges confortables, la banquette arrière n’avait plus la rusticité de sa grande soeur, cette calandre démesurée ressemblant à la gueule d’un squale. Des chromes partout, une ligne d’une rare pureté, une visibilité sans angles morts ou presque, l’habitacle ultra lumineux.
Et puis Peugeot lança la 504. Autre temps! La 404 dut s’effacer peu à peu du catalogue de Sochaux après 15 ans de bons et loyaux services. 1975 sonna le glas de la 404. C’était hier... enfin presque... que le temps passe vite...
Aujourd’hui encore, certains adeptes n’ont rien oublié de la 404. Ils en possèdent une, dans son jus ou parfaitement restaurée, pour que, pendant très longtemps, son histoire continue...

Notez

édito | les news en live | focus | essais | les coups de Massu | reportages | nostalgie | éco green | évasion | biblio | kiosque


le magauto magazine automobile