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01/01/2016

Dakar 2016 / J-2

Plus que 9500 kilomètres !


Pour les concurrents du Dakar, les objectifs de l’année 2016 sont déjà bien entamés, et particulièrement celui de rejoindre Rosario après 9000 kilomètres de piste. Avant cela, il leur faut déjà respecter un passage obligatoire par les vérifications techniques et administratives qui se tiennent au centre d’expositions de Tecnopolis.



Place aux différentes vérifications techniques... et administratives.
Place aux différentes vérifications techniques... et administratives.
A Buenos Aires, une des traditions de la nuit de la Saint-Sylvestre consiste à se rendre sur le très caractéristique Puente de la Mujer pour y admirer les feux d’artifice qui illuminent le ciel de Puerto Madero, échanger des verres, des bises et des pas de tango avec des inconnus, et se projeter avec espoir vers l’année qui débute. Voilà un projet qui s’est définitivement éloigné de l’horizon des Argentins Fernando Bradach et Roberto Corvalan, dont l’emploi du temps nocturne a été totalement bousculé par la décision logique d’un commissaire de course : « leur circuit d’essence ne correspond pas aux normes de sécurité, alors ils vont avoir des travaux à effectuer. Nous leur avons donné jusqu’à la fin des vérifs demain, et je pense que c’est réalisable ». Pour la grande majorité des pilotes et copilotes, les ultimes frayeurs de la préparation sont maintenant dissipées, et le dernier tampon de validation apposé sur leurs carnets de vérification leur autorise déjà quelques instants de détente. Pas question toutefois de forcer sur le Champagne ou le Fernet-Cola au vu du menu copieux qui les attend pour les deux semaines qui viennent.
L’essentiel des concurrents ayant défilé aujourd’hui vise uniquement l’arrivée à Rosario le 16 janvier prochain, mais certains avaient bien en tête le titre dans leur catégorie. A moto, c’était le cas pour les pilotes de l’écurie HRC, emmenés par le dauphin de Marc Coma l’année dernière, Paolo Gonçalves, et par Joan Barreda, le plus gros collectionneur d’étapes en activité, mais qui n’est encore jamais monté sur le podium de l’épreuve. Chez les camionneurs de Kamaz, le chef historique Vladimir Chagin est bien habitué au succès (12 titres sur 15 pour son équipe au XXIe siècle !), mais ménage le suspense et établit une stratégie peu commune… en misant sur les étapes de montagne : « la meilleure équipe sur les étapes boliviennes s’ouvrira sans doute la route de la victoire… ». Voilà qui ne sera peut-être pas le terrain privilégié des frères Patronelli, qui ont gagné le match des interviews auprès des médias argentins, mais qui gardent leur modestie habituelle en dépit des 4 victoires qu’ils ont cumulées du temps de leur domination : « Nous revenons sans objectif précis, avance Marcos. J’ai coupé avec le Dakar, et je n’ai repris l’entraînement que ces trois derniers mois ».
Demain matin, les flashs crépiteront pour voir de bon matin le Team Peugeot pénétrer dans les allées de Tecnopolis, et spécialement Sébastien Loeb, attendu pour sa reconversion après neuf titres de champion du monde des rallyes. Il sera bien entendu accompagné de Stéphane Peterhansel, Carlos Sainz et Cyril Despres, mais les favoris de la catégorie autos seront toutefois les pilotes Mini, vainqueurs des quatre dernières éditions. Nasser Al Attiyah affiche une forme éblouissante, qui n’a rien à envier à la sérénité de Nani Roma ou à l’appétit manifeste d’Orlando Terranova. Arbitre régulier de tous les débats, Giniel De Villiers fournira certainement une analyse mesurée de la situation. Ce ne sera peut-être pas le ton des pilotes KTM, avec Toby Price et Jordi Viladoms par exemple. Ni des rivaux annoncés de Kamaz en camions, Gerard De Rooy et Ales Loprais réunis au sein de la même équipe pour la première fois.
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