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02/01/2016

Dakar 2016 / J-1

Dernières spéculations !


Les spéculations autour des chances des uns et des autres de remporter le Dakar ont atteint leur paroxysme et pris fin en même temps avec la deuxième et dernière journée des vérifications techniques et administratives. Demain, c’est sur le terrain que se départageront les 347 véhicules des 560 concurrents qui prendront le départ d’un prologue de 11 kilomètres avant de faire étape du côté de Rosario.



Les années et les jours ne se ressemblent pas sur le Dakar. Pendant la deuxième journée des vérifications, le ciel de Buenos Aires a même joué du contraste au rythme de la grande aiguille de l’horloge, envoyant dans la même heure des averses ou des rayons de soleil sur le capot des buggys et 4x4 qui se présentaient à Tecnopolis. Dans ce casse-tête pour météorologues, c’est pourtant avec une grande constance que s’est dégagée et imposée une idée force : la lutte pour le titre sera dense et acharnée, et ce dans toutes les catégories. L’armada X-Raid, première à investir le parking d’attente avec ses 12 Mini, a donné d’emblée le ton de l’assurance, par la voix de son chef de file et tenant du titre Nasser Al Attiyah. Le Qatarien, conscient de la concurrence interne de Nani Roma et Orlando Terranova, connaît ses atouts et le respect qu’il inspire, après « une saison exceptionnelle, où nous avons énormément couru avec Matthieu Baumel, et surtout remporté plusieurs titres sur des terrains différents ». Un rien chambreur, le favori logique glisse même que « la Peugeot a progressé mais ne me semble pas assez fiable. De toute façon, pour ne pas perdre, c’est à nous d’être intelligents ».
 
La réponse ne se fait pas tarder du côté des intéressés. Membre de la Dream Team Peugeot, et accessoirement quintuple vainqueur dans son ancienne vie, Cyril Despres estime que « la 2008 DKR a énormément évolué », et n’exclut pas qu’elle puisse jouer les premiers rôles, notamment avec Carlos Sainz et Stéphane Peterhansel comme leaders. Les flashs des photographes ont surtout éclipsé les éclairs argentins lorsque le nouveau venu dans la bande, Sébastien Loeb est sorti de sa toute nouvelle voiture pour donner ses impressions d’avant-course. Prudent, l’Alsacien qui n’a jamais autant gagné qu’en Argentine en WRC, parle avant tout de « prendre du plaisir » mais n’oublie pas que « l’objectif, c’est quand même d’être compétitif ». Et chacun sait de quoi il parle ! Malgré l’embouteillage de prétendants, chez Toyota ni Giniel De Villiers, ni Yazeed Al Rajhi, ne comptent jouer les arbitres entre Mini et Peugeot. Leur objectif, c’est la première place.
 
La situation est encore plus complexe sur deux roues, avec des favoris en pagaille dans le paysage transformé depuis les départs de Cyril Despres et Marc Coma. Aujourd’hui, c’était au tour des KTM avec Toby Price, Jordi Viladoms et Mathias Walkner ; des Yamaha avec Helder Rodrigues et Alessandro Boturi ; des Husqvarna avec Pablo Quintanilla et Ruben Faria, de présenter leurs stratégies respectives. Le tableau d’ensemble était finalement analysé avec justesse par un autre candidat aux honneurs, Olivier Pain, qui évalue au doigt mouillé que « trente pilotes environ sont capables de terminer dans le Top 5. C’est mon dixième Dakar, personne ne m’attend et ça me va très bien ! »
 
Côté quads, les performances réalisées par les latinos sur les dernières éditions incitent à des prédictions qui leur sont favorables, bien que Rafal Sonik ait réussi à les contrer l’an dernier. Son prédécesseur, Ignacio Casale, se présente avec un esprit de revanche assumé et une quinzaine de kilos de muscles supplémentaire par rapport à l’année dernière : « Je suis prêt comme jamais. Ce sera un Dakar avec des vainqueurs d'étape différents chaque jour. Tout comptera… et c'est vraiment très ouvert ! ».
 
Les pilotes russes de Kamaz, qui ont envoyé leurs camions bleus au parc fermé hier, peuvent quant à eux s’attendre à être harcelés par leurs poursuivants habituels, mais avec une répartition inédite. Leur plus grand rival, Gerard De Rooy, vainqueur 2012, a par exemple perdu le soutien de son cousin Hans Stacey, vainqueur 2007, mais a effectué le transfert de l’année en recrutant Ales Loprais. La rébellion se précise.
 
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