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édito

26/10/2015

Une heure... 500 balles !


par Patrick RENZI

A l'heure où se pose de plus en plus la question des charges et surcharges qui pèsent sur le coût du travail, au moment où ce coût du travail se heurte violemment aux exigences du capital et aux assauts de la concurrence européenne, le quotidien des automobilistes n'est pas à la fête.



L'histoire se passe chez Renault, dans une concession où le sourire est en plus, mais l'histoire pourrait tout autant prendre racine chez un autre constructeur, un autre atelier. La vie, avec passion a ses revers, mais elle n'est pas unique en soi.
 
Vendredi… 8h30… rendez-vous  pour une entrée d'eau au niveau d'une portière. Rien d'exceptionnel en soi, rien qui ne nécessite l'intervention de la valise diagnostic, d'un diplôme supérieur ou d'une quelconque compétence informatique. Dépose garniture de porte, masticage feuille étanche, une heure de main d'œuvre… l'ordinaire facturée au prix du super… 76.80 €… plus qu'un ancien Pascal, plus de 500 balles, 500 de nos bons vieux francs qui réglaient nos vies il n'y a pas si longtemps, le sourire en plus! A l'époque, pour 500 francs, tu t'offrais le luxe…
 
Aujourd'hui, pour l'équivalent, tu te paies à peine une heure de main d'œuvre… carrément exagéré quand on sait combien touche le salarié final… Exagéré sur le principe de ne trouver manifestement aucune raison valable pour gonfler ce tarif à ce point, même si l'on tient compte des frais annexes, qu'ils soient structurels, financiers ou autres. Exagéré aussi à un moment où la crise que l'on dit nous envahir détourne de plus en plus la clientèle des ateliers constructeurs vers le petit garage du coin ou opte tout simplement pour la remise en état maison avec ou sans les copains et dans le meilleur des cas avec l'ouvrier de la concession qui arrondira ses fins de mois… au black. On appelle cela l'économie souterraine ou parallèle, c'est selon…
 
L'euro, plus belle arnaque de tous les temps, a été pour les populations de l'Europe du Sud, une hérésie ruineuse. Habitués à gérer des pesetas, des lires, des drachmes à grands coups de zéros ajoutés, des monnaies dévaluées qui ne valaient presque rien face à cet écu européen avant tout conçu pour tromper les consommateurs et donner des illusions perdues aux pauvres gens, ces peuples du Sud sont à l'agonie depuis presque 15 ans, tandis que les nordistes s'en sortent "un peu" mieux. Bizarrement, 10 euros teutons n'ont pas la même valeur que 10 euros italiens… Quant à la France, coincée au centre, il y a longtemps qu'elle a perdu pied et que ses valeurs sont déchues.
 
Une heure de main d'œuvre… 500 francs…! On marche su la tête…
 

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