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édito

07/10/2018

Le bal des cocus


par Patrick RENZI

Ce n'est plus un secret pour personne,... c'est le gang des cocus qui sévit désormais chez tous les constructeurs automobiles. Leur arrogance et leurs artifices commerciaux ne tiennent plus face à une clientèle de plus en plus avertie et tout cela, malgré une presse écrite désespérément dévouée à leur cause, plus soucieuse de préserver le milliard d'aides malsaines et de subventions dévoyées qu'elle perçoit chaque année au titre d'un vieux principe datant de... 1796! A l'heure où nos gouvernants font mine de réduire le déficit, qu'ils aient le courage de récupérer ce milliard sans délai.



Dans cette gabegie outrancière, les constructeurs automobiles ne sont pas en reste puisque, par le biais des primes à la casse largement encouragées depuis 1994, ils perçoivent tous de quoi améliorer le sort de leurs propres actionnaires qui sont souvent les mêmes que pour les groupes de presse. Qui vient de dire que les corbeaux se cachaient pour mourir?  Pire, par ce truchement, l'état français subventionne l'industrie automobile étrangère, un comble quand on sait que plus de 70% des véhicules vendus chez nous sont fabriqués dans d'autres pays que le nôtre, histoire de bien mettre nos ouvriers qualifiés au tapis.

Les derniers scandales du dieselgate nous montrent une fois de plus que nous avions raison de combattre ces constructeurs aux services de presse agonisants, mais aux pôles marketing dominateurs, trop souvent méprisants et impertinents, que nous savions menteurs et arnaqueurs et que nous avons dénoncés à maintes reprises contre vents et marées, au prix de répressions et réactions vives de leur part, y compris ce qu'on appelle dans notre jargon, blacklistés. Dans les rédactions de notre groupe que certains aiment à qualifier de rurales, paysannes, provinciales ou secondaires puisque non parisiennes, nous avons toujours pris le parti de dire haut et fort les vérités, même celles que nous avions pour conseil de taire. Taire, c'est d'ailleurs ce qu'ont fait bon nombre de nos confrères, plus soucieux de préserver leurs privilèges et les contrats pub de leurs employeurs que de combattre le mal en écrivant le parler vrai.

Arnaqueurs, les constructeurs le sont, quand ils annoncent sur leur plaquette des consommations certes normalisées à leur profit, mais qui n'ont rien à voir avec la réalité, quand ils engrangent des marges pharamineuses en vendant à prix élitistes, des modèles et des options amortis depuis des lustres, quand ils faussent une multitude de données en usant de déviances électroniques.
L'automobile est à la fin d'un cycle, celui du progrès, des après-guerre, des créations et innovations techniques qui en ont fait ses beaux jours et ceux de leurs utilisateurs. Pour tenter de pallier cette absence de créativité, ces constructeurs usent de certains subterfuges pour amadouer le chalan. Complice de nos gouvernants et faux adeptes des protections environnementales, ils cassent tous leurs codes, font table rase du passé pour mieux tromper leur mode et cacher leur incapacité de créer nos automobiles.

Dernière attaque en règle et en date de nos rédactions, la voiture autonome qui vient d'envahir les stands de moins en moins nombreux de notre Mondial parisien moribond. Jamais et je dis bien jamais, nous n'aurons, au risque de passer pour un vieux ringard, dans l'esprit actuel, de voitures autonomes sur nos routes. D'abord, parce que les technologies embarquées sont de pures foutaises destinées à amuser la galerie, une sorte d'os à ronger pour occuper l'opinion. Ces équipements certes fonctionnels en autonomie totale sur quelques circuits parfaitement repérés, tracés, équipés qui n'ont strictement rien à voir avec la réalité de nos routes vieillissantes qui nécessiteraient de véritables fortunes financières pour répondre aux exigences des systèmes maladroitement embarqués. Des routes normées, en France, mais aussi en Europe et au delà, des balises à foison, des satellites par milliers, des protocoles établis, des lignes blanches calibrées et à l'arrivée des milliards d'euros que nos pays n'ont plus depuis des lustres puisque plus sensibilisés par des causes électorales que par le bien des personnes qu'ils sont censés préserver. Et c'est bien là notre drame à tous. En confiant la destinée de nos Etats à des pourvoyeurs malsains et avides de pouvoir dont ils abusent pour leurs propres intérêts, les électeurs de nos démocraties occidentales, abusés par tant de décennies de honte et de mensonge ne s'y retrouvent plus et délaissent les urnes au point de mettre au pouvoir des personnages occultes, des bonimenteurs sans morale, des erreurs de la nature. Le risque d'un tel désengouement est la venue de religions extrémistes, intégristes qu'il faut détruire dans l'oeuf avant qu'il ne soit trop tard. Ces saloperies toxiques qui veulent dicter leur loi dans un univers qui n'est pas le leur doivent être anéanties sans délai. La religion, quelle qu'elle soit, doit demeurer dans la sphère privée et ne jamais déborder sur nos espaces communs où chacun doit pouvoir vivre et se déplacer en toute liberté, en toute sécurité, en préservant son anonymat religieux et en dissimulant tout signe d'appartenance à une quelconque communauté. C'est ainsi que nous pourrons tous et toutes vivre ensemble, ce qui n'est manifestement pas le cas aujourd'hui. Certains migrants ne doivent pas oublier que pour s'intégrer dans nos frontières, il leur faut épouser les us et coutumes de nos territoires et non pas imposer des religions qui ne sont pas de nos cultures historiques.

Alors que nous pourrions tous et toutes vivre sereinement sous le ciel de notre hexagone, certains viennent nous islamiser comme nous évangélisions certaines contrées, il y a plusieurs centaines d'années. Que ces intégristes aillent se faire foutre et instaurer leur charia dans des pays qui l'acceptent. En choisissant la France, ces guignols se trompent et même si des relais d'opinion peu scrupuleux semblent les accueillir, la reconduite aux frontières que nous n'avons plus, doit de nouveau être la règle.

Trump a de plus en plus d'ennemis et de contradicteurs outre atlantique. Mais au delà de ses manières désinvoltes et de ses certitudes arrogantes, il défend son pays, en fait une force internationale, crée de l'emploi et taxe ceux qui, par inadvertance auraient quelques velléités à vendre aux Etats Unis des produits fabriqués en Extrême Orient. Nous devrions, nous aussi, imposer aux constructeurs automobiles de telles contraintes pour favoriser l'emploi et le retour des usines en France. On fabrique en France, on vend en France. Notre tissu économique et social, la compétence de nos filières et le savoir-faire de nos ouvriers méritent beaucoup plus d'intention qu'on ne leur donne. Ils sont la chance de nos avenirs et peuvent produire plus pour gagner plus. Alors, laissons les faire. Remettons les droits de douane à nos frontières, taxons les idiots qui ont cru bon quitter notre terre pour des univers enchanteurs et redonnons confiance à ce merveilleux pays qui est le nôtre, hélas phagocyté par une Europe destructrice et utopique. L'Europe des Nations, oui, l'Europe des magouilles, non et il me semble qu'un certain référendum l'avait rejetée il y a quelques années, un peu avant qu'un petite prince mis à l'Elysée par erreur, revoie la copie et fasse table rase de la décision souveraine de tout un peuple... On mesure chaque jour le résultat de l'absurdité de cet homme qui se croyait Jupiter bien avant l'heure...

Jamais, depuis qu'elle existe, l'automobile n'a subi autant d'attaques et de toutes parts, de nos gouvernants bien sûr qui seraient mieux inspirés de sauver cette fabuleuse industrie sur nos terres hexagonales plutôt que de voir en elle une éternelle poule aux oeufs d'or, de nos grands patrons évidemment qui l'ont anéantie comme on presse une orange, laissant chez nous l'écorce et les pépins, entendez nos usines en ruine et nos chômeurs, de vous, de moi, tous cocus, incapables de défendre celle qui devrait être le premier pôle socio-économique de notre belle France... ­

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