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21/11/2015

Expédition Across Antarctica

Stéphanie & Jérémie Gicquel




2045 km en 74 jours par - 50°C

Expédition Across Antarctica
Préface de Nicolas Vanier
Du 14 novembre 2014 au 27 janvier 2015, Stéphanie et Jérémie Gicquel ont traversé l'Antarctique en ski via le pôle Sud sur 2 045 kilomètres, réalisant ainsi un exploit inédit. Il s'agit notamment de l'expédition en ski la plus longue réalisée à ce jour par une femme en Antarctique, sans voile de traction.

Au-delà de la performance, ce livre est avant tout une invitation à vivre pleinement sa vie, sans peur ni regret.

Ce récit d'expédition illustré par des images uniques de lieux inexplorés est aussi un voyage poétique à la découverte de l'Antarctique avec ce couple d'aventuriers. Un hommage à ce continent semblable à un océan de glace figé à près de trois mille mètres d'altitude, dont les vagues sont façonnées par le vent - sanctuaire où la nature révèle sa formidable puissance à ceux qui s'y aventurent et est pourtant si fragile.

Stéphanie et Jérémie Gicquel, la trentaine, résident et travaillent en région parisienne. Ils partagent une passion pour le sport d'endurance, l'ultra-trail en particulier, et les régions polaires. Ils se rendent régulièrement au Groenland, au Spitzberg, au pôle Nord, en Antarctique, à la voile, à pied, à ski. Ils exposent leurs photos dans des lieux publics et privés, et donnent des conférences en entreprises et dans les écoles.
 
Extrait de l'introduction de Stéphanie et Jérémie

L'Antarctique, le sixième continent, presque inaccessible.
Dissimulé tout en bas du globe, le pôle Sud est pour beaucoup moins évocateur que le pôle Nord. Et pourtant, l'Antarctique est tout aussi unique à bien des égards. Il s'agit du continent le plus froid, le plus sec, et le plus élevé de la planète. La température moyenne annuelle y est inférieure à -50 °C, les précipitations moins abondantes qu'au Sahara et l'altitude moyenne culmine à plus de deux mille trois cents mètres. Un continent grand comme vingt fois la France, dont les glaces renferment deux tiers de l'eau douce du monde. Un continent sans frontières, sans autochtones, où quelques scientifiques venus du monde entier collaborent le temps d'une saison avant, pour la plupart, de se retirer lorsque la nuit polaire s'installe. Les études menées sur les problématiques environnementales et climatologiques démontrent l'importance des régions polaires, et notamment de l'Antarctique, dans la préservation des équilibres majeurs de la Planète.

Ici, aux antipodes de l'Arctique, pas de crête de compression à franchir, pas d'eau libre à traverser, pas d'ours polaire à éloigner. La difficulté ne se donne pas à voir. Même lorsque le thermomètre affiche -45 °C. Elle se cache comme une crevasse enneigée, un faux plat interminable parsemé de magnifiques sastrugis. Dans un froid sec et ensoleillé. Mais il est toujours là, partout, ce vent, prêt à mordre lorsque la beauté d'un paysage infini aura fini de combler les yeux et de distraire l'esprit.

Les récits des rares expéditions menées au coeur de l'Antarctique depuis le début du XXème siècle en attestent, et ceux qui osent encore s'aventurer dans ce désert de glace ont tous à l'esprit ces vies figées par le froid. Celles, notamment, de Robert Falcon Scott et de ses équipiers, qui ont atteint le pôle Sud le 17 janvier 1912 et qui n'ont pas eu les forces nécessaires pour en revenir, lorsque la tempête s'est abattue sur leur campement quelques semaines plus tard, à dix-huit kilomètres seulement de leur dernier dépôt de nourriture.

Lorsque nous nous sommes lancés dans l'aventure à travers l'Antarctique, nous avons souhaité contribuer, modestement, à rendre ce continent plus accessible. En rapportant notamment des photographies prises tout au long de l'expédition. Des images uniques de lieux inexplorés. Certaines photographies sont plus esthétiques, d'autres, plus informatives, mais réaliser chacune d'elles aura été un défi supplémentaire dans cet univers de glace où la température ressentie est régulièrement descendue jusqu'à -50 °C, mettant les batteries et les photographes amateurs que nous sommes en grande difficulté.

Nous avions prévu initialement de tenter une traversée en ski de mille huit cents kilomètres via le pôle Sud, en étant déposés sur la barrière de Ross, au pied du glacier Axel Heiberg. Quelques semaines avant le départ et en accord avec Antarctic Logistics Se Expéditions (ALE), nous avons toutefois dû modifier notre lieu de dépose pour ajuster les coûts logistiques, faute d'avoir pu réunir le budget nécessaire.

Le départ est ainsi programmé pour novembre 2014, à l'endroit même où Reinhold Messner et Arved Fuchs ont été déposés par un Twin Otter de l'ALE, le 13 novembre 1989, au départ de leur expédition en ski et voile de traction à travers l'Antarctique.

Notre itinéraire est différent et doit nous porter à travers l'Antarctique, via le pôle Sud, sur une distance de deux mille quarante-cinq kilomètres. Nous devons réaliser cette expédition en moins de quatre-vingts jours, afin de pouvoir repartir à bord du dernier vol à destination du Chili avant que l'obscurité polaire ne revienne. Une expédition à ski, à la seule force des bras et des jambes, sans voile de traction. Une traversée unique de l'Antarctique. Presque impossible.
VILO
200 pages
Format 230 x 300 mm
EAN 9782719110089
35.00 €


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