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reportages

24/11/2014

Epoqu'auto 2014

A une nuance près

par Patrick RENZI

A vouloir faire mieux, on en fait parfois un peu trop et on oublie l'essentiel. Si cette 36ème édition lyonnaise est à coup sûr la plus aboutie et la plus fournie, si ce salon est devenu incontournable dans la sphère de l'automobile ancienne, il faudra que le club des 3A qui organise cette manifestation, soit vigilant quant aux accès, aux fléchages, aux parkings. En fait, histoire de rentabiliser le site et glaner les euros, 3 salons se bousculaient les mêmes jours, sur Eurexpo. Pas facile de savoir qui était où… et plus d'une heure pour trouver la bonne porte… c'est un peu longuet…!



Pourtant, le jeu en valait la chandelle et les 45000 m2 d'expo ont été sillonnés par plus de 50000 visiteurs et visiteuses, car de nombreuses dames z'et demoiselles étaient de la partie, réconfortant. Un chiffre en hausse par rapport à 2013, un signe qui ne trompe pas. A Epoqu'auto, la voiture est reine, la grande comme celle des modèles réduits, le mythe est là, à chaque détour de stand, à chaque rencontre de plateaux plus beaux les uns que les autres.

Facel Vega fête ses 60 ans en 2014 et Lyon ne pouvait pas passer à côté de l'évènement. Pour replonger dans l'histoire fabuleuse de Jean Daninos et de ses merveilleuses Facel (Forges et Ateliers de Constructions d'Eure et Loir).  Après avoir carrossé pour Panhard, Ford France ou Simca, Facel crée en 1948 un département Voitures de Luxe, mais ce n'est qu'en 1954 que notre Homme créa Facel Véga qui devint en 55, après la disparition de Talbot, Delahaye et Bugatti, le seul constructeur français d'automobiles de luxe. Ce fut d'abord l'élégant coupé Véga qui devint Facel Véga, puis les coupés FVS, la luxueuse berline "Excellence", le coupé HK500, les Facellia cabriolet, coupé 2+2 et coupé 4 places puis F2. Au salon de Paris 1961, c'est au tour de la Facel II de recevoir les honneurs tandis qu'il faudra attendre avril 1963 pour que la presse découvre la Facel III. Les usines Facel tireront le rideau le 31 Octobre 1964 après un dernier tir d'honneur baptisé Facel 6. La roue tourne, les marchés évoluent, le temps pour Jean Daninos d'avoir fabriqué 3000 voitures… Une belle histoire racontée sur Epoqu'auto par l'entremise des 23 voitures exposées à Lyon cette année.

Autre temps, autres mœurs, autre mythe cette fois à la rencontre de la Ford Mustang qui souffle ses 50 bougies. Cette légende américaine ne pouvait pas être absente de la fête lyonnaise. Ces années 60 nous ont offert de jolies merveilles, à commencer par la célèbre Mustang. 1964… 17 avril… New-York, Foire mondiale… Ford, alors n°2 des constructeurs mondiaux dévoile celle qui allait signer une nouvelle génération du concept automobile. Allure sportive, grosses performances pour une mécanique digne de l'Amérique, mais prix contenu car de nombreuses pièces proviennent de la grande série. Le résultat ne se fait pas attendre avec 22000 commandes passées le premier jour…417000 la première année… Le mythe poursuit sa fabuleuse carrière avec la Fastback qui viendra rejoindre le coupé et le cabriolet des débuts. Blocs 6 cylindres ou V8, boîte méca ou auto, la Mustang se déclinera en GT 350 et 500, préparés par le sorcier américain et ancien pilote de renom, Carroll Shelby. Aujourd'hui, Ford produit sa 5ème génération de Mustang, du bien bel ouvrage.

Le 3ème plateau était dédié aux véhicules de la Grande Guerre, centenaire oblige. Grâce à la Fondation Berliet, aux Sapeurs Pompiers de Lyon, au Musée de Rochetaillée et à la Collection Malartre, Epoqu'auto rend hommage aux Poilus, à cette fameuse et sinueuse Voie sacrée entre Bar-Le-Duc et Verdun et à ces camions, ambulances, autobus, tracteurs d'artillerie et voitures de liaison qui feront transiter plus de 2.4 millions d'hommes accompagnés de 2 millions de tonnes de vivres, de munitions et autres matériels.
Cette année, Epoqu'auto célébrait aussi le 100ème anniversaire de Maserati, consacrait son espace Motos à la marque des bikers, symbole de la Route 66 et témoin d'un art de vivre à l'américaine. Chantée par BB, Johnny ou Gainsbourg, la Harley puisque c'est d'elle qu'il s'agit, passionne, interpelle, séduit. Une démarche savamment entretenue par Harley Davidson qui a su gérer l'esprit communautaire inhérent aux porteurs de santiags.
Les 80 ans de la Traction Avant étaient fêtés comme il se doit dans le Village Citroën sous l'égide de l'Amicale Citroën France que nous saluons au passage et que nous remercions pour leur disponibilité.

 

Aujourd'hui, l'esprit tendance très "Youngtimers" permet à de nombreux passionnés de faire vivre les relativement récentes voitures des années 70/80 durant lesquelles ont éclos Alfa SZ, Z1, Testarossa, NSX, Venturi 400 ou Delta Intégrale pour n'en citer que quelques-unes des plus prestigieuses, mais il ne faut pas pour autant que la passion auto ne se compte qu'en nombreuses dizaines et même centaines milliers d'euros. La passion, c'est aussi et surtout de permettre à tout un chacun de s'offrir l'objet convoité… une 404, R12, DS (la vraie…!), 2CV…, c'est tellement plaisant.

De nombreux stands consacrés à la miniature auto et au modèle réduit exposaient avec plus de moins de goût, de talent et de motivation, des centaines de références, à tous les prix, sous toutes les formes, en états divers. Parmi eux, notre partenaire Tacot, l'ami Pierre Wattebled et sa charmante épouse, qui révélaient au public la dernière née de leur nouvelle marque Métal-18, le Citroën DS 21 Chapron Palm Beach du plus bel effet et sur lequel nous reviendrons tout prochainement dans Miniastory. Et un Gewurzt, un… avec modération cela va sans dire.

 

Nouveau cette année enfin, la Galerie artistique dédiée à l'univers automobile, un îlot où sont regroupés une dizaine d'artistes, peintres, sculpteurs… Et comment terminer ce week-end lyonnais sans s'arrêter sur la traditionnelle vente aux enchères sous la houlette du commissaire-priseur Osenat, vente aux enchères qui, cette année, prenait une toute autre dimension en déménageant dans les halls 5 et 6 avec une présentation des voitures devant tribune. Symbole de cette vente, la dernière Aston et ses poignées en or ayant appartenue à Omar Bango et adjugée 43500.

Presque mieux que Rétromobile, Epoqu'auto est devenu un incontournable dans la sphère de l'automobile ancienne. Une fois résolus les problèmes d'intendance externes, gageons que Lyon dépassera l'image de son équivalence parisienne.

 

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Tags : epoquauto

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