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édito

13/10/2014

Ecotaxe, mon amour


par Patrick RENZI

Il aura donc fallu que quelques gros culs toussotent ou même menacent de s'enrhumer pour que le gouvernement joue une nouvelle fois la reculade. Atteint depuis longtemps de la danse de Saint Guy, nos ministres n'en finissent plus d'entasser les sottises et d'enfiler les perles. Ségolène revenue aux affaires d'Etat, la voilà qui nous refait le coup du gaspi qu'elle a su entretenir dans sa région de Poitou-Charentes.



A l'époque, elle n'a pas hésité à jeter à la benne 5 millions, puis 2.5 millions supplémentaires pour soutenir l'insoutenable Mia. Nous avions prédit un avenir plus que douteux dans ces poubelles en plastique qui ne pouvaient séduire que quelques apprentis écolos. Moches à souhait, n'affichant aucun intérêt convaincant, les Mia, d'abord sur les cendres encore chaudes d'Heuliez, puis sous l'égide de repreneurs pernicieux, ont fini par rendre l'âme qu'elles prétendaient avoir. L'addition fut salée pour les contribuables de Poitou-Charentes qui n'en demandaient pas temps et les 250 emplois en jeu se sont retrouvés au tapis. C'est facile de faire n'importe quoi avec l'oseille des autres.
Ségolène au Ministère de l'Ecologie…. Aïe! On pouvait redouter le pire. C'est fait. Elle n'aura pas mis longtemps à fumer l'écotaxe qui était pourtant une idée à gratter. Mais le lobbying des routiers a menacé. Les bonnets rouges ont sévi. Certains portiques sont tombés devant des flics ébahis et des médias satisfaits. Les pneus ont flambé, la police a laissé faire, une fois de plus, l'Etat a failli à sa mission de respect de l'ordre public. Une fois de plus, l'Etat a reculé et a enterré le projet. Résultat, des portiques installés qui ne serviront jamais à rien et qui devront être démontés, des contrats signés qu'il faudra résilier en versant de grosses et même de très grosses pénalités, plusieurs centaines de millions d'euros gaspillés dans un temps de restriction budgétaire et de soit disant crise économique, un temps où l'on nous rabat les oreilles de réduction des déficits…
Un pas en avant, deux pas en arrière.

Mais quels sont donc ces gouvernements incapables de gérer, prévoir, anticiper, projeter, décider, réformer, gouverner tout simplement. Ce ne sont pourtant pas les conseillers énarques qui manquent. Ils sont des centaines à rôder dans tous les racoins des ministères… pour rien et cela coûte cher, très cher. Leurs erreurs de jugement, leur vision étriquée de l'avenir, leurs compétences théoriciennes, leurs neurones déficients sont les véritables tares de notre société. Il faut redonner le pouvoir au peuple et ne pas laisser les politiques gérer nos quotidiens. La Belgique a vécu sans problème deux années sans gouvernement. Preuve que ca ne sert à rien ou presque. La démocratie a un coût. Ce coût, c'est le peuple qui le paie. Que le peuple reprenne la main sur les affaires de France. Usons du référendum comme nos voisins helvètes sur les principaux sujets qui occupent non pas nos élus, mais nos concitoyens. Mariage pour tous, PMA, GPA, écotaxe, que sais-je encore? Que le peuple vote! Que son vote fasse loi dans le respect d'une vraie démocratie et non d'une République bananière!
Arrêtez de nous abreuver de vos chiffres déficitaires, de vos notations européennes, de Bruxelles et d'ailleurs. La France a les moyens de faire face aux échéances qui se présentent. La France a le pouvoir de dire oui ou non. Un jour, le peuple de France a dit NON à l'Europe de Maastricht. Quelques mois plus tard, les Elus ont bafoué la parole de leurs électeurs en adoptant le OUI. Ne jamais oublier ce jour où le peuple de France a été trahi par ses élus. C'est une leçon qui nous coûte cher chaque jour.
Comment ces élus peuvent-ils encore prétendre sauver la France, nous sauver?
Il faut réformer notre pays pour le remettre en selle face aux concurrences mondiales. C'est au peuple de décider, où, quand, comment. 2000 milliards de déficit. Plus de 30000 euros de dettes pour chacun d'entre nous. Nous étouffons un peu plus chaque jour à cause des mauvais choix de nos politiques qui, à chaque élection, nous promettent monts et merveilles, mentent pour se faire élire. Que ces mensonges électoraux soient punis par la loi! Que toute promesse électorale non tenue par un candidat soit condamnée en pénal! Et vous verrez que l'atmosphère politique sera déjà plus respirable.
L'automobiliste paie un lourd tribut pour financer les incohérences du passé. Les taxes sur les carburants, les radars, la TVA, les péages, les cartes grises… sont autant de recettes fiscales engrangées par la passoire de Bercy. Les politiques entretiennent le flou pour mieux dissimuler les manœuvres délétères. C'est là qu'il faut passer le Karcher et nettoyer pendant qu'il en est encore temps. Les ors de la République se sont ternis. J'assistais il y a quelques jours à un échange consensuel entre Vincent Bolloré, fabricant de batteries et Christophe de Marjorie, Patron de Total. Le premier insistait sur le fait que le devenir de la voiture électrique resterait confidentiel, le second précisait que les réserves de pétrole n'étaient pas près de disparaitre. Et pendant ce temps là, Carlos Ghosn nous bassine avec sa Zoé et Ségolène Royal avec ses éoliennes… Il est grand temps de reprendre notre destin en main.

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