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édito

06/10/2019

B comme Brexit


par Patrick RENZI

Faut-il que les constructeurs mondiaux et les politiques de tous horizons soient fébriles et inquiets au point de tout faire, y compris l’inconcevable, pour ramener l’Angleterre dans le giron européen ! Impressionnante, cette capacité de nos dirigeants à la solde des Financiers pour s’asseoir sur le vote des intéressés. Les uns comme les autres sont désormais incapables d’innover et de créer l On se résume.



Comme nous l’avions fait, nous, Français, en 1992 et en 2005, avons voté non à l'Europe. Et il a fallu que Sarkozy se joue d’un tour de passe-passe en balayant d’un revers de main, le vote des électeurs de France. L’Europe actuelle ne sert à rien qu’à remplir les poches de ses manitous et qui permettent à quantité d’élus d’exister en ponctionnant au passage de succulents émoluments pour pas grand-chose.

Pas étonnant dans ces conditions que les Anglais aient eu le bon esprit de rejeter ce puits perdu européen. Pas étonnant non plus de voir les pro-européens de faire des pieds et des mains pour conserver cette manne venu d’Outre-Manche pour combler les déficits et remplir les poches percées strasbourgeoises. Les Anglais ont toujours tourné le dos à l’Europe. Ils roulent à gauche, conservent précieusement leur monnaie et regardent Washington avec fidélité.

Un Brexit sans accord serait-il la catastrophe économique et sociale promise par toutes les mauvaises langues plus soucieuses de sauver leurs privilèges que de respecter un pays souverain ? Bien sûr que non !  L’Angleterre est un grand pays capable de vivre et se développer sans le joug européen. Il en est de même pour la France et tant d’autres des 28 pays regroupés sous la bannière étoilée bleue et jaune. Quand les constructeurs menacent de quitter le sol anglais après avoir longtemps ponctionné tous azimuts, qu’ils partent. A voir si les Anglais sauront apprécier. Quand ces mêmes constructeurs recentrent leurs intérêts géographiques et logistiques sur les Pays de l’Est largement aidés par Bruxelles, qu’ils y restent. Un jour, la France saura peut-être, enfin, apprécier à son tour que nos usines délocalisées sont un cancer pour nos emplois.

Alors, l’Europe, franchement, à part ses contraintes et ses obligations de plus en plus paralysantes, il est grand temps de lui dire, non. Les Anglais l’ont fait. Respectons leur vote. Vingt-trois associations issues de l’industrie automobile ont signé un manifeste pour refuser un Brexit sans accord. C’est ni plus ni moins de l’ingérence. Gageons qu’une fois la période de reprise en main post Brexit, l’Angleterre aura retrouvé un potentiel inconnu aujourd’hui. ­

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