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29/09/2014

A Limonest, Kévin Durot crée la surprise


Auteur d'une deuxième montée époustouflante, l'Axonais Kévin Durot a créé une sacrée surprise en devançant les Sapin, Guillaumard et autres ténors de la discipline à Limonest qui accueillait la première des trois Finales que la FFSA a confiées aux bons soins de l'ASA Rhône. Agé de 22 ans, le petit-fils de Bernard Nattier, entre à son tour dans le gotha des Montagnards.



Agé de 22 ans, l'Axonais Kévin Durot s'est imposé à Limonest, lors de la Finale 2014. © Olivier Desdevises
Agé de 22 ans, l'Axonais Kévin Durot s'est imposé à Limonest, lors de la Finale 2014. © Olivier Desdevises
L’'organisation
En plaçant la barre à un haut niveau en termes d’organisation et en ayant reçu le soutien de plus de 3000 spectateurs, invités par un soleil quasi estival à rejoindre l’enceinte de l’une des courses de côte les plus prestigieuses de France, l’'ASA Rhône a réussi la première partie de son défi. La première des trois Finales qu’elle a organisées, s'’est en effet soldée par un succès certain, à en croire les 148 participants qui ont largement apprécié leur week-end lyonnais.

Le déroulement de la Finale
Disputée dans l’'ambiance chaleureuse qui sied à chaque Finale de Coupe de France, Limonest a tout d’abord été le théâtre d'’une très belle fête pour l'ensemble de la ‘famille’ des Montagnards. L'’événement s’est ensuite déroulé sans le moindre incident majeur, seuls quelques écarts sur ce tracé oh combien exigeant sur le plan technique ont parfois ralenti le rythme des montées de course officielles. Organisée au Parc des Sports de Limonest dans la foulée de la troisième et dernière montée au programme, la remise des prix a vu Kévin Durot, le jeune héros du meeting, copieusement félicité par ses pairs.

Les récipiendaires de la Coupe de France 2014
Dix distinctions cumulées ont été décernées à l'’issue de l’'ultime ascension de la Coupe de France de la Montagne 2014, le ‘législateur’ ayant pris en compte la meilleure des trois tentatives.
Groupe CM/CNF/CN, scratch et meilleur jeune, Kévin Durot (Norma M20 FC) : le pilote de l’'Aisne a tout raflé. Seul sous la barre des 1mn28 lors de sa deuxième montée (de folie) puis lors de la troisième, le pilote de la Norma M20 (destinée dans un premier temps à Bernard Nattier, son grand-père !) s’'est offert un premier succès majeur avec beaucoup de brio. Bon sang ne saurait mentir… Excellent lui aussi et d’ailleurs auteur du scratch en M1, Damien Chamberod (Norma M20) accède au podium final. Dommage qu’'une petite faute ait empêché le fils du célèbre Bernard de prendre le départ de la dernière manche…
Groupe D/E et scratch, Sébastien Chabin (Dallara F396) : Sur le coup, les pilotes de monoplaces, pourtant donnés favoris pour la victoire, doivent se contenter des ‘miettes’ laissées par Durot. David Guillaumard a semblé timoré et a dû, en plus, faire face à un problème de moteur. Le pilote de la Dallara F399 échoue au pied du podium scratch et au troisième rang de la catégorie... Pas très loin de la vérité lors des deux premières montées, Marcel Sapin (Mygale F3) ne peut quant à lui profiter de sa dernière chance, levier de vitesses récalcitrant. Finalement, la médaille d’argent revient au Lyonnais Sébastien Chabin qui tire profit de son excellente dernière montée.
Féminines, Emeline Breda (Merlin Honda) : aperçue en d’'excellentes dispositions lors de la dernière Finale des Slaloms à La Châtre, Emeline Breda (Merlin Honda) décroche cette fois le Graal, assorti d’'une belle 35ème place au général. L’Iséroise (22 ans) devance les tout aussi jeunes Charlotte Ressouche (24 ans, Renault Clio) et Cécile Thiéry (24 ans, Peugeot 106 Rallye) qui ne luttaient pas vraiment à armes égales en termes de matériel.
Groupe A/FA, Bertrand Polge (Seat Ibiza) : très attendu et passionnant, le match des ‘Seatistes’ tourne à l’avantage de Philippe Polge qui signe le temps de référence d’entrée de jeu. Ronald Garcès (à 151 millièmes), Rémi Bernard et Geoffroy Bouhin qui terminent dans cet ordre, ont tout tenté par la suite. En vain, le Gardois conservant 151 millièmes d’avance (!) sur le premier nommé.
Groupe F2000, Jean Turnel (Peugeot 306 S16) : 68 ans, pas une ride et un coup de volant de jeunot. Une nouvelle fois, Jean Turnel n’a pas failli à sa réputation. Le Stéphanois grille la politesse au jeune Lorrain Nicolas Weisbecker (BMW318) et à l’Ardéchois Emmanuel Véol (Peugeot 206 RC).
Groupe FC/FS, Christophe Poinsignon (Simca CG Proto) : en rouge sur les tablettes de tous les pronostiqueurs, Christophe Poinsignon a effacé ses ‘désillusions’ de l’an passé. Le Vosgien signe, dans l’'ordre chronologique, les trois temps de référence devant Joël Cazalens (Scora), le brillant Frédéric Assenault (Simca CG 1600), puis de nouveau Cazalens.
Groupe N, Bertrand Simonin (BMW M3) : on attendait une M3, on a eu une M3. Sur un parcours qu’il découvrait, le Nancéien Bertrand Simonin s'’impose à trois reprises, signant son meilleur chrono dès le premier passage sous la cellule. L’'autochtone Guillaume Gillet intercale sa Mitsubishi Lancer Evo9 entre les BMW de Simonin et de l’'Auvergnat Michaël Eguillon.
Groupe GT de série, Pierre Courroye (Porsche 997) : la puissance et le brio ont payé pour Pierre Courroye et sa splendide Porsche 997. Particulièrement impressionnant, Cyril Malmanche (Caterham) est récompensé par la médaille d’argent et un succès sans appel en GT1.
Groupe GTTS, Jean-Louis Jannioud (BMW M3) : l'’Isérois qui concourrait seul dans la catégorie, finit aux portes du top 50.

En rouge sur les tablettes de tous les pronostiqueurs, Christophe Poinsignon a effacé ses ‘désillusions’ de l’an passé. © Olivier Desdevises
En rouge sur les tablettes de tous les pronostiqueurs, Christophe Poinsignon a effacé ses ‘désillusions’ de l’an passé. © Olivier Desdevises
Patrick RENZI
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